Molare retrouve la liberté provisoire après deux mois de détention

L’artiste ivoirien Molare, figure emblématique du coupé-décalé, vient de recouvrer une liberté provisoire après avoir passé plusieurs semaines derrière les barreaux. Cette décision judiciaire intervient à la suite du drame survenu en juillet dernier, un accident mortel qui a profondément marqué l’opinion publique.

Le 2 juillet 2025, alors qu’il se rendait à son lieu de travail, l’artiste a perdu le contrôle de son véhicule. Sa voiture a heurté une passante, la nommée Élise Tolah, qui a succombé à ses blessures. Le décès de la jeune femme a immédiatement suscité une vague d’émotion et d’indignation, plusieurs voix réclamant que justice soit rendue. Molare, lui-même blessé lors de l’accident, avait été interpellé le 17 juillet avant d’être placé en détention au pôle pénitentiaire d’Abidjan.
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Le 15 septembre, l’artiste a annoncé sa remise en liberté sur sa page Facebook, livrant un témoignage plein d’émotion. « Aujourd’hui à 20 h 30, j’ai recouvré la liberté de façon provisoire. Avant tout, j’ai une pensée pieuse et profonde pour madame ELISE TOLA et j’exprime encore mon respect et mon soutien à sa famille, qui a choisi la dignité plutôt que l’exposition, nos familles sont restées soudées dans cette épreuve douloureuse et le resterons. »
Dans ce long message, Molare a tenu à revenir sur son expérience carcérale, soulignant la dureté des conditions de détention mais aussi les élans d’humanité rencontrés. « Durant ces semaines, j’ai découvert l’univers carcéral, des réalités dures, mais aussi des belles rencontres. Merci aux gardes pénitentiaires pour leur humanité, aux jeunes qui étaient à mes petits soins, aux pasteurs, aux imams et aux aumôniers qui ont rappelé que DIEU est partout. »
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Il a également adressé sa gratitude à ses proches, à son équipe ainsi qu’à son public pour leur soutien constant durant cette épreuve. « Cette épreuve m’a fait prendre conscience de la chance que nous avons d’être en liberté. […] Aujourd’hui, je veux regarder devant et continuer à travailler pour la jeunesse, la culture, la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.
En dépit de cette libération provisoire, l’artiste n’a pas manqué de rappeler que la douleur demeure intacte et que le souvenir de la victime restera gravé dans les mémoires. Beaucoup ont salué la dignité de ses propos.













