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Netanyahu demande officiellement la grâce présidentielle

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ouvre un nouvel épisode de son long feuilleton judiciaire. Poursuivi pour corruption, il a adressé une demande de grâce officielle au président Isaac Herzog. L’annonce est tombée dimanche par un bref communiqué du bureau de la présidence. Une démarche rare, lourde d’enjeux politiques et judiciaires.

Selon le communiqué, la présidence parle d’une démarche « exceptionnelle, aux conséquences significatives ». Les services d’Isaac Herzog indiquent qu’après réception de tous les avis nécessaires, « le Président de l’État examinera la requête avec responsabilité et sérieux ». Cette formule souligne la sensibilité d’un dossier qui divise profondément la classe politique et l’opinion israéliennes.

Cette demande intervient alors que les procédures contre Benjamin Netanyahu se poursuivent depuis plusieurs années. Le chef du gouvernement nie toute faute. Il répète que les accusations sont infondées et s’estime victime d’un acharnement judiciaire. Cette ligne de défense est au centre de sa stratégie politique et de communication.

Le dossier a aussi franchi les frontières. Plus tôt ce mois-ci, le président américain Donald Trump a écrit au chef de l’État israélien. Dans sa lettre, il a demandé à Isaac Herzog d’accorder la grâce au Premier ministre israélien. Une intervention inhabituelle dans une affaire interne, qui a immédiatement suscité de nombreux commentaires à Tel-Aviv comme à Washington.

La lettre de Trump donne une dimension internationale à la demande de grâce. Elle place également Isaac Herzog face à une décision complexe. Le président devra arbitrer entre les impératifs institutionnels, la pression politique et ses propres responsabilités constitutionnelles.