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Nigeria : nouvelle attaque contre une école catholique

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L’insécurité scolaire au Nigeria vient de franchir un nouveau seuil. À l’aube, des hommes armés ont pris d’assaut St. Mary’s School, une école catholique située à Papiri, dans l’État du Niger. Plusieurs élèves et membres du personnel ont été enlevés. Les autorités confirment l’attaque, sans avancer de bilan définitif, tandis que des sources locales évoquent des dizaines d’enfants disparus.

Selon la chaîne Arise TV, 52 élèves auraient été kidnappés lors du raid. Les assaillants ont agi tôt le matin, profitant du calme pour pénétrer dans les bâtiments. La police et l’armée ont été immédiatement déployées dans la zone. Les recherches se poursuivent dans les villages voisins et les forêts alentour.

Le gouvernement de l’État du Niger a exprimé sa vive préoccupation. Son secrétaire, Abubakar Usman, a rappelé que l’école avait rouvert alors que les services de sécurité signalaient une menace élevée. Il regrette que St. Mary’s School n’ait pas sollicité l’autorisation préalable du gouvernement. « L’établissement a exposé les élèves et le personnel à un risque évitable », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Ce nouvel enlèvement intervient seulement quelques jours après celui de 25 lycéennes dans l’État de Kebbi, où un membre du personnel avait été tué. Ces attaques rapprochées rappellent l’ampleur du phénomène. Dans plusieurs régions du pays, des groupes criminels s’enrichissent grâce aux kidnappings, pendant que d’autres organisations armées profitent du vide sécuritaire.

Les autorités n’ont pas encore identifié les auteurs de cette opération. Mais le Nigeria connaît depuis plus d’une décennie une montée des violences ciblant les écoles. Le traumatisme des 276 lycéennes de Chibok, enlevées par Boko Haram en 2014, reste encore vivace dans les mémoires.

Cette nouvelle attaque confirme la fragilité persistante du système éducatif nigérian face aux groupes armés. Les opérations de recherche continuent, mais les familles restent plongées dans l’angoisse. Le pays doit une fois de plus affronter une crise qui met en péril la sécurité de milliers d’enfants et l’avenir même de l’éducation dans plusieurs régions.