header image

OTR–Secteur privé : vers une fiscalité mieux comprise

0
72

À Lomé, l’État togolais et le secteur privé veulent tourner la page des incompréhensions fiscales. Le vendredi 19 décembre, une rencontre stratégique a réuni les acteurs économiques et les responsables de l’Office togolais des recettes (OTR). Objectif affiché est de restaurer la confiance et améliorer durablement le climat fiscal au Togo.

Organisée par le ministère de l’Économie et des Finances à travers le Comité de concertation État–Secteur privé (CCESP), cette séance d’échanges a permis d’aborder sans détour les difficultés liées aux prélèvements fiscaux. Les opérateurs économiques ont exprimé leurs préoccupations. L’administration fiscale, de son côté, a rappelé les exigences de mobilisation des ressources publiques.

Au cœur des discussions, une idée forte s’est dégagée : rendre l’impôt plus lisible et plus accessible. Pour les participants, une fiscalité comprise est une fiscalité mieux acceptée. Plusieurs interventions ont insisté sur la nécessité d’un accompagnement renforcé des entreprises, afin qu’elles puissent s’acquitter de leurs obligations sans mettre en péril leur activité.

Les propositions formulées vont dans le sens d’une approche plus pédagogique. Encourager le civisme fiscal, oui. Mais sans fragiliser les entreprises. Les acteurs du privé ont plaidé pour des mécanismes de dialogue en amont, capables d’éviter les contentieux lourds et les fermetures d’entreprises.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Essowè Barcola, a rappelé la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Selon lui, le secteur privé reste un pilier central de la croissance et de la création de richesses. Il a annoncé la tenue, dès le premier trimestre à venir, de rencontres sectorielles pour trouver des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Le président du patronat togolais, Coami Laurent Tamegnon, a salué cette dynamique. Il a invité les entrepreneurs à renforcer leur partenariat avec l’État. Pour Charles Birrégah et d’autres participants, ces échanges ouvrent la voie à une meilleure éducation fiscale et à une compréhension accrue du rôle de l’OTR.

À travers le CCESP, l’État et le secteur privé posent les bases d’un dialogue fiscal apaisé. Une démarche essentielle pour renforcer la confiance, soutenir les entreprises et améliorer l’environnement des affaires au Togo.