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Togo : l’AMU s’étend au secteur optique

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L’accès aux soins oculaires progresse de manière significative au Togo. La signature d’une convention sectorielle entre la CNSS, l’INAM et l’Association des Professionnels et Praticiens de l’Optique-Lunetterie (APPOL) ouvre une nouvelle ère dans la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). L’accord, paraphé le 21 novembre 2025 à Lomé, pose les bases d’un encadrement technique plus rigoureux du secteur et garantit aux populations une prise en charge visuelle plus accessible, mieux contrôlée et harmonisée.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique lancée par le décret de 2023, qui impose l’élaboration de conventions adaptées à chaque corps professionnel. Elle vient surtout répondre à une attente majeure : structurer un domaine longtemps marqué par des pratiques hétérogènes, des prestations inégales et une absence de normes unifiées. Désormais, les établissements d’optique-lunetterie intègrent progressivement le dispositif de l’AMU, avec un cadre clair et des obligations bien définies.

Le ministre délégué chargé de la Santé, Professeur Tchin Darré, la Directrice générale de la CNSS, Mme Ingrid Awadé, et plusieurs autorités sanitaires ont assisté à la cérémonie. Leur présence souligne le caractère stratégique de ce partenariat, appelé à devenir un pilier du secteur optique. Les déclarations recueillies lors de cette rencontre confirment l’importance de l’accord. « La santé visuelle n’est pas un luxe mais un besoin fondamental pour étudier, travailler et vivre pleinement », a rappelé le ministre Tchin Darré, insistant sur l’impact direct de cette initiative sur le quotidien des citoyens.

Le président de l’APPOL, M. Quacoe-Wossinu Sènam, a mis en avant les bénéfices concrets du dispositif. Selon lui, cette convention « contribuera à réduire les accidents liés aux déficiences visuelles et à renforcer l’accès aux équipements appropriés pour toutes les catégories sociales ». Pour sa part, Mme Ingrid Awadé a salué « une porte ouverte vers une meilleure prise en charge de la santé visuelle, un domaine essentiel à la qualité de vie ».

Sur le plan technique, le document signé établit les responsabilités des différentes parties, définit les mécanismes de collaboration et fixe les normes de qualité applicables. Il encadre aussi la maîtrise médicalisée des dispositifs optiques. Objectif : s’assurer que les équipements fournis respectent les standards requis et répondent réellement aux besoins des assurés. Cette exigence vise à protéger les patients, à renforcer l’éthique professionnelle et à sécuriser les prestations dans un secteur où la précision et la conformité sont déterminantes.

Les responsables de la CNSS et de l’INAM ont insisté sur la transparence et l’efficacité dans la mise en œuvre de l’AMU. Pour eux, cette convention contribue à bâtir un écosystème sanitaire performant, qui repose sur la régulation, la collaboration et l’amélioration continue. Ils y voient également un levier pour consolider la confiance des populations dans un système de protection sociale en pleine expansion.

L’accord marque ainsi une avancée majeure pour un domaine longtemps négligé dans les politiques publiques. La santé visuelle devient un axe prioritaire, intégré à la dynamique globale de couverture sanitaire universelle. Cette approche inclusive place tous les citoyens au cœur du dispositif, sans distinction de statut social ou de revenu.

À la fin de la cérémonie, les parties prenantes ont exprimé leur satisfaction pour le travail accompli et la compréhension commune des objectifs. La convention renforce la crédibilité du système AMU, mais surtout son efficacité opérationnelle. Elle offre aux bénéficiaires une perspective nouvelle : celle d’un accès élargi et sécurisé aux soins optiques, avec l’assurance d’un suivi conforme aux exigences modernes.

En scellant ce partenariat, le Togo franchit un pas essentiel vers une couverture sanitaire équitable et structurée. L’encadrement du secteur de l’optique, désormais mieux organisé, promet une amélioration durable de la santé visuelle des populations. Pour les assurés, cette convention n’est pas un simple document administratif : c’est une avancée concrète, visible et attendue, qui renforce la portée de l’Assurance Maladie Universelle et prépare le terrain à une meilleure qualité de soins pour tous.