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Togo-Russie : les grands axes de la coopération examinés à Lomé

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La coopération entre le Togo et la Russie veut désormais passer des intentions aux engagements concrets. Réunis à Lomé depuis le 29 septembre 2026, des experts des deux pays planchent sur les priorités d’un partenariat appelé à s’élargir à de nouveaux secteurs, dans le cadre de la première session de la Commission intergouvernementale de suivi des accords bilatéraux.

Copilotés par Angelina Zuikova, cheffe du département des pays africains au ministère du Développement économique de la Fédération de Russie, et Ahodo-Abalo Tchamdja, directeur des études et des analyses économiques au ministère togolais chargé de la Veille stratégique, les travaux doivent permettre de donner une architecture plus opérationnelle aux relations entre Lomé et Moscou, établies depuis 1960.

L’enjeu de cette session dépasse ainsi le simple bilan des accords existants. Les deux délégations doivent identifier les secteurs prioritaires, formuler des propositions et préparer de nouveaux engagements susceptibles de renforcer durablement la coopération bilatérale.

Du dialogue aux projets concrets

Les discussions s’articulent autour d’un éventail de domaines stratégiques : numérique, mines, technologies, commerce, économie, sciences, transports, éducation ou encore économie bleue. Au sein des sous-commissions et groupes de travail, les experts sont appelés à examiner les possibilités de coopération et à dégager des pistes suffisamment précises pour déboucher sur des projets, des mémorandums d’entente et, à terme, de nouveaux accords.

« Notre responsabilité commune durant ces travaux est d’évaluer et de structurer les axes stratégiques de notre partenariat bilatéral que nous voulons très dynamiques, pragmatiques et mutuellement bénéfiques », a déclaré Ahodo-Abalo Tchamdja.

Le responsable togolais insiste sur la portée à la fois technique et stratégique de la mission confiée aux experts. Il leur revient de transformer les orientations définies par les deux gouvernements en propositions réalistes et en solutions susceptibles d’éclairer les décisions politiques. Ces conclusions doivent ensuite être soumises à la validation des ministres lors de la session ministérielle.

La science et l’éducation au cœur des nouveaux engagements

Pour la partie russe, l’instauration d’un mécanisme régulier et structuré de dialogue intergouvernemental doit contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations avec le Togo et à les inscrire dans la durée.

« Le Togo est pour nous un partenaire important sur le continent africain, tant dans le domaine commercial et économique que dans le domaine culturel et humanitaire », a souligné Angelina Zuikova.

La responsable russe a également annoncé la signature de trois documents conjoints supplémentaires, consacrés à la science et à l’éducation, en plus du protocole issu de la présente session. Ces nouveaux textes doivent élargir le champ de la coopération et traduire, sur des secteurs précis, la volonté affichée par les deux parties de consolider leur partenariat.

À Lomé, les travaux de cette première session posent ainsi les bases d’un dialogue appelé à devenir plus régulier et plus opérationnel. Pour le Togo comme pour la Russie, l’enjeu consiste désormais à transformer les orientations arrêtées autour de la table des experts en engagements effectifs et en projets susceptibles de produire des résultats concrets.