Togo : un nouveau plan pour une transhumance apaisée

Le Togo prépare une nouvelle stratégie nationale de gestion de la transhumance pour la période 2026-2030. Le chantier avance. Cette semaine, des rencontres de pré-validation ont réuni acteurs locaux et experts à Tsévié et à Dapaong. L’objectif : poser les bases d’un plan plus adapté aux réalités actuelles et aux tensions persistantes entre agriculteurs et éleveurs.

Ces réunions ont permis d’exposer le projet aux parties prenantes et de mieux cerner les besoins du terrain. Les participants ont partagé leurs préoccupations, relevé les contraintes propres à chaque région et proposé des améliorations. Les échanges ont aussi mis en lumière les nouvelles dynamiques du secteur, marquées par la pression foncière et la nécessité d’une meilleure sécurisation des parcours.
Au cœur des travaux, l’actualisation du Plan de gestion de la transhumance (PGT) adopté en 2014. Dix ans plus tard, les enjeux ont changé. Les conflits liés aux passages des troupeaux se multiplient. Les défis environnementaux s’intensifient. Et les acteurs demandent désormais un cadre plus clair pour organiser la mobilité du bétail et réduire les tensions communautaires.
« Le plan doit refléter les défis institutionnels et environnementaux actuels. L’objectif est d’aboutir à une transhumance apaisée et durable », a déclaré Kohoe Yawovi, expert filières animales de la FAO, lors de la rencontre de Tsévié.
Le processus ne s’arrête pas là. Dans les jours à venir, d’autres sessions se tiendront à Kara, Sokodé, Atakpamé et Kpalimé. Ces étapes régionales doivent permettre d’harmoniser les contributions et de construire un document complet, réaliste et accepté de tous.
À terme, le Togo veut se doter d’un PGT modernisé, capable de guider durablement la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs. Un enjeu majeur pour la paix sociale, la sécurité alimentaire et la gestion intelligente des ressources naturelles. Un plan clair, partagé et appliqué pourrait devenir l’un des outils clés pour réduire les tensions et préserver la stabilité des zones rurales.












