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Vodou dans le football : ADEBAYOR dit tout et évoque son expérience

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Le talent ne suffit pas toujours. En Afrique, la réussite dans le football obéit aussi à d’autres règles, parfois invisibles. Emmanuel ADEBAYOR l’affirme sans détour. Lors d’un direct récent sur les réseaux sociaux, l’ancien capitaine des Éperviers du Togo a levé un coin du voile sur un sujet sensible : le rôle du Vodou et de la préparation spirituelle dans la carrière des footballeurs africains.

Aujourd’hui consultant sur une chaîne de télévision, ADEBAYOR reste une voix écoutée. Fort de son parcours international, il estime que beaucoup de jeunes joueurs sous-estiment certaines réalités. Selon lui, répondre à une convocation en sélection nationale ne se limite pas à enfiler des crampons. Il faut aussi se préparer autrement.

« Quand on t’appelle, il faut te préparer avant d’arriver dans le Nid des Éperviers. Mes grands frères savent ce qu’ils ont voulu me faire mais je leur ai échappé. Une demoiselle sorcière n’attaque pas un jeune-homme sorcier. Je vais manger avec toi mais je ne vais pas mourir avec toi. Les grands frères qui connaissent la réalité, ne montrent pas la voie à leurs jeunes frères. Les jeunes prennent des chaussures et veulent jouer simplement et réussir en football », a-t-il déclaré.

ADEBAYOR « On me salit avec les mêmes bouches que j’ai nourries »

ADEBAYOR insiste. Pour lui, le football africain est aussi un terrain de rapports de force invisibles. Il conseille donc aux jeunes footballeurs de ne rien laisser au hasard s’ils veulent durer et s’imposer au plus haut niveau.

L’ancien attaquant est allé plus loin, évoquant son propre ancrage dans la tradition africaine. Avec un ton ironique, il a balayé certaines idées reçues. « Ce n’est pas une histoire d’acheter une chèvre de 25.000 FCFA et négocier pour qu’on te fasse le rituel pour réussir en football. J’ai un hectare de terrain et c’est sur cela que sont mes fétiches », a-t-il lancé.

Au-delà de ces propos, ADEBAYOR poursuit sa reconversion. À travers sa fondation, il pilote des projets agricoles et sociaux. Mais son message est clair. Dans le football africain, la performance se joue sur le terrain. Et parfois, bien au-delà.