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9ᵉ Congrès panafricain : Faure Gnassingbé ouvre les travaux à Lomé

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Lomé s’est imposée, ce lundi, comme l’un des nouveaux épicentres du débat africain. Le président Faure Gnassingbé a lancé le 9ᵉ Congrès panafricain devant des chefs d’État, des intellectuels et des représentants de la diaspora. Un rendez-vous soutenu par l’Union africaine, qui entend donner un souffle contemporain au panafricanisme.

Depuis 1900, ces congrès servent d’espace de réflexion pour les Africains et les peuples d’origine africaine. Ils ont accompagné les combats pour l’indépendance, l’unité et la dignité des communautés noires. Le mouvement a souvent éclairé les moments clés de l’histoire du continent. Aujourd’hui, il veut s’adapter aux urgences actuelles.

Pendant plusieurs jours, les délégués débattront des grands défis africains : sécurité, industrialisation, transitions climatiques, gouvernance, migrations, révolution numérique. Un mot revient dans tous les échanges : souveraineté. Le Congrès veut tracer des pistes africaines pour répondre à ces enjeux.

Au cœur des discussions, une question domine : quelle place pour l’Afrique dans la gouvernance mondiale du XXIᵉ siècle ?

Le 9ᵉ Congrès panafricain met la diaspora au service du développement

Beaucoup dénoncent des institutions internationales jugées peu représentatives. Le Conseil de sécurité de l’ONU reste sans siège africain permanent. Le FMI, la Banque mondiale et l’OMC appliquent encore des règles perçues comme défavorables. Les participants examineront donc plusieurs options : plus de voix africaines, une refonte des mécanismes multilatéraux et une meilleure prise en compte des réalités du continent.

Le choix de Lomé n’est pas anodin. Le Togo, sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, veut peser davantage dans la refondation du discours panafricain. Le pays accueille ce Congrès dans un contexte où l’Afrique cherche à mieux défendre ses intérêts face aux crises économiques, géopolitiques et environnementales.

En réunissant dirigeants, experts et diaspora, ce 9ᵉ Congrès ambitionne de bâtir un panafricanisme moderne et orienté vers l’action. Une dynamique qui vise à renforcer la voix du continent sur la scène mondiale et à rappeler que l’avenir de l’Afrique doit d’abord se penser en Afrique.