Togo : Soulémana MANGBAZIM invente un habit moustiquaire contre les piqûres de moustiques

Face aux moustiques qui continuent de perturber le quotidien des populations dans les régions tropicales, l’ingéniosité peut aussi se porter sur soi. Depuis plusieurs années déjà, le Togolais Soulémana MANGBAZIM, ingénieur agronome, a mis au point un habit moustiquaire destiné à protéger directement le corps contre les piqûres de moustiques et d’autres insectes volants. Déjà créé et utilisé, cet habit moustiquaire constitue une innovation technologique togolaise qui associe textile, protection individuelle et prévention sanitaire.
L’originalité de l’habit moustiquaire réside dans son principe. Il permet à l’utilisateur de disposer d’une protection vestimentaire contre les moustiques, notamment lors des activités en plein air. Contrairement aux solutions qui ciblent principalement les espaces de sommeil, l’habit moustiquaire accompagne la personne dans ses déplacements, son travail et ses différentes occupations quotidiennes.

Une innovation technologique née d’un besoin concret
La conception de cet habit moustiquaire répond à une réalité bien connue dans les zones tropicales : l’exposition aux moustiques ne s’arrête pas à la tombée de la nuit. Dans les champs, les jardins, les chantiers, les zones humides ou lors de certaines activités en plein air, les populations peuvent être régulièrement exposées aux piqûres.
C’est à partir de cette problématique que Soulémana MANGBAZIM a développé son tissu moustiquaire à partir de la fibre de coton produit au Togo. L’objectif est de créer une barrière physique entre la peau et les insectes volants, en intégrant directement la fonction de protection dans le vêtement.

Cette approche confère à l’habit confectionne a partir du tissu moustiquaire une dimension à la fois pratique et technologique. L’utilisateur n’a pas besoin de transporter un équipement supplémentaire : la protection fait partie intégrante de son habillement.
L’habit moustiquaire, une réponse adaptée aux réalités tropicales
L’habit moustiquaire peut notamment intéresser les personnes dont les activités professionnelles les exposent durablement aux insectes. Agriculteurs, travailleurs en milieu rural ou urbain,, agents de terrain ou personnes pratiquant régulièrement des activités en plein air peuvent ainsi utiliser cet habit moustiquaire comme moyen de protection individuelle.
AES : Soulémana Mangbazim examine le devenir d’une alliance stratégique
Dans les régions où le paludisme sévit de manière endémique, toute solution contribuant à réduire l’exposition aux piqûres présente un intérêt dans une stratégie globale de prévention.
L’habit moustiquaire ne se substitue évidemment pas aux autres moyens de lutte contre le paludisme recommandés par les autorités sanitaires. Il vient plutôt compléter les dispositifs de protection existants en apportant une réponse directement portée par l’utilisateur.
Une invention togolaise déjà mise en pratique
L’un des éléments qui consolident cette innovation est qu’il ne s’agit pas d’une simple idée en phase de conception. L’habit moustiquaire de Soulémana MANGBAZIM existe depuis plusieurs années et est, depuis 2019 en usage courant pour ses premiers utilisateurs.
Cette expérience pratique donne une portée particulière à l’invention. Elle témoigne de la volonté de son concepteur de transformer une problématique quotidienne en une solution concrète, fonctionnelle et accessible.

À travers ce tissu moustiquaire, l’ingénieur agronome togolais démontre également que l’innovation technologique peut émerger de l’observation des réalités locales. Il n’est pas toujours nécessaire de recourir à des dispositifs complexes pour apporter une réponse ingénieuse à un problème récurrent.
L’ingéniosité technologique togolaise à valoriser
Le tissu moustiquaire de Soulémana MANGBAZIM illustre ainsi une forme d’innovation africaine fondée sur la recherche de solutions adaptées au contexte local. Cette invention met en évidence le potentiel des compétences togolaises dans la conception de réponses pratiques aux défis environnementaux et sanitaires. La production cotonnière locale trouve ainsi un usage local pour résoudre un problème local mais applicable dans toutes les zones du monde.
Au-delà du vêtement, c’est donc une démarche scientifique et technologique qui mérite d’être valorisée. La conception d’un habit moustiquaire à partir d’un tissu spécialement conçu à cet effet, implique en effet de prendre en compte plusieurs exigences, notamment la protection contre les insectes, le confort de l’utilisateur, la résistance du tissu et son adaptation aux conditions climatiques tropicales.

Avec son habit moustiquaire, Soulémana MANGBAZIM inscrit ainsi son nom dans une dynamique d’innovation technologique togolaise. Une invention née d’un besoin concret, développée depuis plusieurs années et déjà adoptée par des utilisateurs, qui montre que l’ingéniosité locale peut produire des solutions directement utiles au quotidien.
Dans la lutte contre l’exposition aux moustiques, l’habit moustiquaire apparaît dès lors comme une réponse originale : un vêtement pensé non seulement pour habiller, mais aussi pour protéger.














