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Togo-Chine : le Shaanxi ouvre de nouvelles perspectives de coopération

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De l’agritech à la coopération entre collectivités, la visite officielle de Faure Essozimna Gnassingbé en Chine s’est ouverte dans la province du Shaanxi sur des perspectives de partenariat axées sur la modernisation agricole, les infrastructures et la lutte contre la pauvreté. À Xi’an, première étape de son déplacement entamé le vendredi 9 octobre 2026, le Président du Conseil togolais a découvert des solutions technologiques susceptibles d’inspirer les politiques de développement du Togo.

Accueilli par le gouverneur du Shaanxi, Zhao Gang, Faure Gnassingbé a échangé avec son hôte sur les moyens de renforcer les relations économiques entre les deux pays. Saluant la qualité des liens bilatéraux, le responsable chinois a décrit les deux nations comme « de grands amis, de bons partenaires », dont « les peuples sont des frères ».

Le gouverneur a également réaffirmé la disponibilité de sa province à approfondir les échanges avec le Togo dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, les sciences, l’éducation et la culture.

L’agritech chinoise au service des producteurs togolais

La visite du Parc de démonstration de l’agriculture intelligente de Yangling a constitué l’un des principaux temps forts de cette première journée. Ce complexe illustre les avancées chinoises dans l’utilisation des technologies numériques au service de la production agricole.

Intelligence artificielle, robotique et outils numériques y interviennent à différentes étapes de la chaîne de valeur, depuis la sélection des semences jusqu’à la transformation des produits, en passant par la gestion de l’irrigation. Ces dispositifs visent à améliorer la productivité et à optimiser l’utilisation des ressources.

Pour le Togo, confronté aux défis de la productivité agricole, de la vulnérabilité des exploitations et de la réduction de la pauvreté, ces expériences présentent un intérêt particulier. Leur transposition suppose toutefois de tenir compte des capacités financières des producteurs et des réalités propres aux exploitations locales.

Faure Gnassingbé a précisément insisté sur cette exigence d’adaptation. « Une innovation prend toute sa valeur lorsqu’elle apporte une réponse adaptée aux besoins des producteurs et tient compte de leurs moyens et de leurs réalités quotidiennes », a-t-il souligné.

Au-delà de la performance technologique, le Président du Conseil a ainsi mis l’accent sur l’utilité concrète des innovations. Pour produire des effets durables, la modernisation agricole doit pouvoir bénéficier aux exploitants, répondre à leurs contraintes et contribuer à l’amélioration de leurs revenus.

La Kara et le Shaanxi renforcent leur coopération

La séquence de Xi’an a également débouché sur un engagement de coopération décentralisée. Un mémorandum d’entente a été signé entre la province chinoise du Shaanxi et la région togolaise de la Kara.

L’accord prévoit de promouvoir des projets communs dans plusieurs domaines, dont l’agriculture, l’énergie, la protection de l’environnement et la gestion des ressources naturelles. Cette démarche vise à établir des liens directs entre les collectivités territoriales, afin de rapprocher les partenariats bilatéraux des besoins locaux.

Pour les deux parties, l’enjeu est désormais de traduire cette entente en initiatives concrètes. La portée de cette coopération dépendra notamment de la mise en œuvre des projets envisagés et de leur capacité à produire des retombées tangibles pour les populations concernées.

Saluant les transformations réalisées dans le Shaanxi, Faure Gnassingbé a exprimé la volonté du Togo de s’inspirer de cette expérience. « Le Togo s’engage lui aussi dans cette voie, avec humilité et détermination. Nous sommes convaincus que les expériences que nous découvrirons demain pourront nous inspirer, nous aider à améliorer nos approches et à accélérer nos efforts de lutte contre la pauvreté », a-t-il déclaré.

De Xi’an à Pékin, la coopération à l’épreuve des résultats

Cette première étape met en avant une orientation de la coopération sino-togolaise axée sur les échanges d’expériences, le développement territorial et la recherche de solutions adaptées aux priorités nationales. L’agriculture intelligente et les partenariats entre collectivités constituent deux des pistes explorées au cours du déplacement.

Après le Shaanxi, Faure Gnassingbé doit poursuivre sa visite dans d’autres provinces chinoises avant de rejoindre Pékin pour des entretiens avec les plus hautes autorités du pays.

Ces rencontres doivent permettre de consolider les acquis de la coopération bilatérale et d’identifier de nouveaux domaines de partenariat. Pour le Togo, l’enjeu sera de transformer les expériences observées et les engagements annoncés en projets réalisables, capables de soutenir la modernisation de l’économie et la lutte contre la pauvreté.