CEDEAO-AES : le MMLK salue le dialogue africain relancé à Dakar

CEDEAO-AES
Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) voit dans la reprise du dialogue entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Confédération des États du Sahel (AES), le 17 octobre 2026 à Dakar, une victoire du panafricanisme et de la souveraineté africaine. Dans un communiqué publié le 18 octobre à Lomé, l’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi appelle les deux parties à privilégier une coopération respectueuse de leurs choix politiques, loin de toute pression extérieure.
Près de deux ans après la décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de quitter la CEDEAO, cette reprise des échanges constitue, aux yeux du MMLK, un signe encourageant pour l’avenir de l’intégration ouest-africaine. L’organisation y voit la preuve que les différends entre États africains peuvent être abordés par le dialogue direct, sans dépendre d’une médiation étrangère.

Dakar, symbole d’un panafricanisme concret
Pour le Mouvement Martin Luther King, la rencontre de Dakar illustre une conception du panafricanisme fondée sur la capacité des Africains à rechercher eux-mêmes des réponses aux défis du continent. L’organisation insiste sur la nécessité de dépasser les discours de principe pour privilégier des mécanismes de concertation entre les parties concernées.
« Une solution africaine aux problèmes africains » demeure ainsi, selon le MMLK, un objectif réalisable et souhaitable. Le mouvement estime que le dialogue engagé entre la CEDEAO et l’AES traduit une volonté de traiter les divergences régionales dans un esprit de responsabilité et de respect mutuel.
Cette approche suppose toutefois que les discussions tiennent compte des évolutions politiques intervenues depuis le retrait des trois pays sahéliens.
Le MMLK privilégie un nouveau cadre de coopération
L’autre enseignement majeur que le mouvement tire de cette rencontre concerne la nature des négociations. Le MMLK se félicite que les discussions ne soient plus centrées sur un éventuel retour du Mali, du Burkina Faso et du Niger au sein de la CEDEAO, mais sur la construction d’un cadre de coopération entre deux entités souveraines.
Pour l’organisation, cette orientation reconnaît la réalité politique de l’AES et le choix des États qui la composent. Il ne s’agirait donc plus de ramener les trois pays dans l’organisation régionale, mais de rechercher des arrangements permettant aux deux ensembles de maintenir des relations constructives.
Cette distinction est essentielle pour préserver les possibilités de coopération, malgré les divergences politiques et institutionnelles qui les séparent.
Libre circulation, commerce et sécurité au cœur des échanges
Le MMLK salue également la création de groupes de travail thématiques conjoints consacrés à la libre circulation des personnes, au commerce et à la sécurité. Ces questions touchent directement les populations ouest-africaines, dont les activités économiques, les déplacements et les relations sociales dépassent largement les frontières nationales.
La rencontre de Dakar, coprésidée par le Sénégalais Cheikh Niang et le Burkinabè Karamoko Traoré, aurait ainsi permis de préserver l’essentiel : les liens historiques, humains et économiques entre les peuples de la sous-région.
Pour le mouvement, ces mécanismes de concertation doivent contribuer à éviter que les divergences entre les gouvernements ne fragilisent davantage les échanges entre les populations.
Dans son communiqué, le MMLK appelle enfin la CEDEAO et l’AES à maintenir « cet esprit de Dakar » jusqu’à la conclusion d’un accord-cadre final. Au-delà des déclarations de principe, l’enjeu sera désormais de traduire cette volonté de dialogue en engagements concrets, capables de préserver les intérêts des populations et de maintenir des passerelles entre les deux organisations.
Pour le pasteur Edoh Komi et son mouvement, la reprise du dialogue constitue ainsi une occasion de faire prévaloir la concertation sur la rupture et la coopération sur l’affrontement politique.














