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Paul-Henri Damiba remis au Burkina Faso, Lomé clarifie la procédure

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L’affaire était suivie de près. Elle est désormais tranchée. Le gouvernement togolais a officiellement confirmé l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la transition burkinabè, vers le Burkina Faso. L’annonce a été faite lundi par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, à travers un communiqué.

Selon les autorités togolaises, l’ancien chef de la transition a été remis aux autorités burkinabè le 17 janvier 2026. Cette extradition fait suite à son interpellation la veille, le 16 janvier, en exécution d’un mandat d’arrêt international émis par la justice de son pays.

Paul-Henri Sandaogo Damiba est poursuivi pour de lourdes accusations. Il est notamment visé pour détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux. La demande d’extradition a été formellement introduite par les autorités judiciaires burkinabè.

Le ministre de la Justice précise que la procédure a été conduite dans le strict respect des règles en vigueur. « Conformément à la procédure en matière d’extradition au Togo, Monsieur DAMIBA Paul-Henri Sandaogo a été interpellé le 16 janvier 2026, en exécution du mandat d’arrêt qui faisait corps avec la demande d’extradition reçue, puis écroué », indique le communiqué officiel.

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Saisie du dossier, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé a examiné la requête. Elle a rendu un avis favorable après une audience publique tenue le 16 janvier 2026. La juridiction s’est fondée sur les engagements de réciprocité du Burkina Faso, les instruments internationaux ratifiés par le Togo et les garanties apportées sur le respect des droits fondamentaux de l’intéressé. « A l’issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026, cette juridiction a donné un avis favorable à la requête ainsi introduite… », précise le communiqué, évoquant notamment l’absence de la peine de mort et le droit à un procès équitable.

Après cet avis favorable, la remise de Paul-Henri Sandaogo Damiba aux autorités burkinabè est intervenue le lendemain.

Par cette extradition, le Togo affirme son attachement à la coopération judiciaire internationale et au respect des procédures légales, dans un dossier sensible suivi avec attention par l’opinion publique ouest-africaine.