
Joseph-Antoine Bell
La polémique enfle autour de la finale de la CAF. Mais pour Joseph-Antoine Bell, l’essentiel est ailleurs. L’ancien gardien camerounais pointe du doigt le comportement des acteurs du match. Selon lui, l’image du football africain a été ternie, non par les instances, mais par les attitudes sur le terrain.
“Bien sûr que le football africain est sali et c’est regrettable, mais il n’est pas sali par la décision de la CAF. Ceux qui l’ont prise ont fait leur boulot. Il est sali par les acteurs de la finale. “
Dans son analyse, Bell insiste sur un fait marquant. Un épisode qu’il juge inédit dans une finale de cette envergure. “Ce qui est surtout inédit et dont personne ne parle, c’est le chaos qui a entouré cette finale, dû à une décision de l’entraîneur du Sénégal de demander à ses joueurs de quitter le terrain. C’est cela qu’il faut dénoncer.” Pour lui, ce geste reste une faute grave. “Il faut dénoncer celui des Sénégalais quand ils sont partis. Ça ne se fait pas, quel exemple pitoyable pour les jeunes footballeurs !”
Le Maroc n’échappe pas non plus à ses critiques. L’ancien international évoque un comportement opportuniste. “Le Maroc n’est pas en reste, il a lui aussi manqué de fair-play. Il a accepté de jouer parce qu’il pensait gagner, jusqu’à son penalty raté puis les prolongations. Et quand le Maroc a vu finalement qu’il a perdu, il a déposé une réclamation. C’est son droit, mais là aussi, c’est un manque de dignité sportif. »
Enfin, Joseph-Antoine Bell relativise les critiques liées au délai de la décision. Il appelle à la compréhension du processus. “Le timing tardif de la décision ? Je peux comprendre la surprise. Mais pour rendre la bonne décision, la justice a besoin de temps, c’est normal. (…) La décision a été rendue comme le règlement le prévoit. Elle est conforme aux textes et elle a été communiquée dans un temps logique par rapport à la procédure. “
Au-delà du verdict, cette finale laisse une trace amère. Elle interroge sur les valeurs du sport. Pour Joseph-Antoine Bell, l’urgence est claire : restaurer l’éthique et l’exemplarité dans le football africain. Car sans fair-play, la crédibilité du jeu reste fragile.













