
Otto Addo, fait un geste lors du match de football de la Coupe du monde du groupe, au Stadium 974 de Doha, au Qatar, le jeudi 24 novembre 2022. (AP Photo/Hassan Ammar)
À seulement deux mois de la Coupe du monde 2026, la fédération ghanéenne de football a pris une décision forte. Lundi soir, elle a annoncé la fin immédiate de sa collaboration avec son sélectionneur, Otto Addo. Une annonce qui secoue l’environnement des Black Stars et relance le débat sur la préparation de l’équipe nationale avant ce grand rendez-vous mondial.
La rupture intervient dans un contexte sportif délicat. Ces dernières semaines, le Ghana a enchaîné des résultats peu rassurants, notamment deux défaites en matches amicaux face à l’Autriche et à l’Allemagne. Des contre-performances qui ont alimenté les critiques et fragilisé la position du technicien ghanéen.
Âgé de 50 ans, Otto Addo n’était pourtant pas un inconnu dans l’environnement des Black Stars. Ancien joueur du Borussia Dortmund, il avait déjà dirigé la sélection nationale lors de la Coupe du monde de football 2022. Cette campagne s’était soldée par une élimination dès la phase de groupes, malgré quelques séquences encourageantes.
Rappelé en urgence en mars 2024, le technicien s’était vu confier un contrat de 34 mois pour redresser la sélection. Cette décision faisait suite à la débâcle des Black Stars lors de la Coupe d’Afrique des nations 2023. Sa mission était claire : relancer une équipe en perte de repères et reconstruire une dynamique compétitive.
Si Otto Addo a réussi à qualifier les quadruples champions d’Afrique pour la Coupe du monde de football 2026, son bilan demeure contrasté. En 22 rencontres disputées, son équipe n’a enregistré que huit victoires. Plus préoccupant encore, le Ghana a manqué la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, une absence inédite depuis plus de vingt ans.
Dans l’attente de la nomination d’un nouveau sélectionneur, la préparation des Black Stars se poursuit malgré l’incertitude. L’équipe affrontera le Panama le 18 juin, avant de se mesurer à l’Angleterre et à la Croatie dans le groupe L.
Ce changement brutal à la tête de la sélection ghanéenne illustre l’exigence de résultats qui entoure le football africain à l’approche des grandes compétitions. À quelques semaines du Mondial 2026, le Ghana joue désormais une course contre la montre : trouver un nouveau leader capable de redonner confiance aux Black Stars et de relancer leurs ambitions sur la scène internationale.













