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Face aux critiques, Pasteur Edoh Komi réaffirme son combat pour une Afrique nouvelle

À quelques jours de la Convention de la Renaissance africaine prévue à Lomé le 28 mai 2026, le ton se durcit et les convictions s’affirment. Face aux critiques, aux doutes et aux voix pessimistes, le pasteur Edoh Komi oppose une détermination sans faille. Dans un message au ton combatif, le président de l’IPRA et du MMLK rejette toute idée d’abandon et érige cet engagement panafricain en un tournant historique pour le continent.

Pour lui, les sceptiques qui annoncent déjà l’échec de cette initiative se trompent profondément sur le sens du combat engagé. « Je vous ai entendus. Depuis 60 ans, on vous a appris à confondre patience et résignation, à appeler réalisme ce qui n’est que renoncement », affirme-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une culture du découragement enracinée dans les mentalités africaines.

Dans son argumentaire, Edoh Komi convoque les blessures historiques du continent tout en refusant le fatalisme. « Oui, Berlin 1885 a divisé l’Afrique en un après-midi. Oui, le NEPAD a fini au cimetière des belles promesses. Mais ce n’est pas une raison pour enterrer la Renaissance africaine avant même qu’elle ne naisse », soutient-il avec fermeté. Une manière, selon lui, d’inviter les Africains à rompre avec les cycles de désillusion qui ont souvent freiné les ambitions collectives.

Le pasteur établit également un parallèle avec le combat du leader afro-américain Martin Luther King. « Comme à l’époque de Dr Martin Luther King, les gens de mon époque veulent aussi me déranger pour ne pas aller au bout de mon combat pour une renaissance africaine », écrit-il, avant d’ajouter que si ce dernier « avait écouté ces pessimistes, il serait resté dans l’anonymat ».

Ce combat, rappelle Edoh Komi, ne date pas d’hier. Il dit avoir posé les bases de cette vision dans son ouvrage Une autre Afrique est possible, publié en 2010. « 16 ans après, la révélation passe à l’action. C’est mon cahier de charge, c’est ma boussole », insiste-t-il, se disant désormais pleinement engagé dans cette mission.

À ses partisans comme à ses détracteurs, le message est limpide : « Oui, je peux. Et avec 1,4 milliard d’Africains, nous pouvons ». Plus loin, il prévient : « Un combat ne meurt que si ceux qui le portent meurent à l’intérieur », avant d’affirmer que la rencontre du 28 mai ne sera pas « un communiqué de plus », mais un moment décisif où « Lomé signe l’acte de décès de Berlin 1885 et devient la capitale de la Renaissance africaine ».

Pour finir, Edoh Komi rappelle que « l’histoire ne demande pas si c’était facile. Elle demande qui était là quand c’était nécessaire », lançant ainsi un appel à l’engagement et à la mobilisation autour de cette convention annoncée comme historique.