
Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) a annoncé, lundi 1er juin 2026, lors d’une conférence de presse, l’inauguration d’un nouveau Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence à M’poti Blitta dans la commune de Blitta 3. L’événement s’est tenu en présence du secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, et de Thierry Lalet, président des Chocolatiers-Confiseurs de France.
Après le centre de Kessibo-Abréwankor dans la préfecture de Wawa, cette nouvelle infrastructure marque une étape supplémentaire dans la stratégie de valorisation du cacao togolais. Construite sur un hectare et financée à hauteur de 50 000 euros par le Département des Yvelines et l’association Chocolatiers et Pâtissiers du Monde, elle dispose notamment d’un hall de fermentation, de seize tables de séchage et d’un magasin de stockage.
Pour les responsables de la filière, l’objectif est d’améliorer la qualité des fèves afin de conquérir les marchés de niche où les producteurs peuvent obtenir une meilleure rémunération.
Kessibo-Abrewankor accueille le premier centre post-récolte du cacao d’excellence
« Notre ambition est de faire du Togo une référence en matière de production et de consommation du cacao et du café de qualité. L’objectif est clair : garantir aux producteurs un revenu décent leur permettant de subvenir dignement à leurs besoins quotidiens », a déclaré Enselme Gouthon.
Le secrétaire général du CCFCC estime que la qualité demeure le meilleur levier pour protéger les producteurs contre les fluctuations des cours mondiaux. Selon lui, les centres de traitement post-récolte sont devenus indispensables pour répondre aux exigences des acheteurs internationaux.
« Nous entendons multiplier ces centres d’excellence afin de positionner durablement le Togo comme un producteur de cacao de haute qualité capable de répondre aux exigences d’un marché international de plus en plus compétitif », a-t-il ajouté.
Partenaire du projet, Thierry Lalet voit dans le cacao togolais un potentiel considérable encore peu connu en Europe. Les formations dispensées aux producteurs visent à renforcer leur maîtrise des techniques de fermentation et de séchage, essentielles pour révéler les qualités aromatiques des fèves.

« Le Togo mérite bien davantage qu’un cacao ordinaire. Il mérite de produire un cacao fin et rare. C’est précisément pour cette raison que ce centre a été financé », a expliqué le président des Chocolatiers-Confiseurs de France.
Avec ce nouveau centre, le Togo ambitionne de commercialiser dès la première année 25 tonnes de cacao d’excellence sur les marchés spécialisés et de renforcer sa réputation parmi les producteurs africains de cacao premium.














