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À Lomé, un symposium pour concilier rentabilité et accès aux soins en Afrique

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Comment développer l’assurance santé en Afrique sans compromettre l’équilibre financier des compagnies ni pénaliser les populations ? C’est l’équation au cœur du symposium sur l’assurance santé en Afrique, ouvert ce mercredi 4 novembre 2026 à Lomé. Placée sous le thème « Bâtir un écosystème d’assurance santé viable, inclusif et durable en Afrique », cette rencontre de deux jours réunit les professionnels du secteur autour des défis de la couverture sanitaire et de la pérennité des mécanismes de prise en charge.

 

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Organisé par l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Togo (APSAT), en collaboration avec la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), le symposium rassemble assureurs, prestataires de soins, organismes de couverture maladie et représentants des pouvoirs publics. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI.

 

À l’ouverture des travaux, le président de l’APSAT, André AZIBLI, a salué les avancées du Togo en matière de protection sanitaire. Il a notamment rappelé la création de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) en 2011, puis l’adoption, le 18 octobre 2021, de la loi instituant l’assurance maladie universelle (AMU). Depuis 2024, la généralisation progressive de ce dispositif, assuré par l’INAM et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), traduit, selon lui, la volonté des autorités d’élargir l’accès aux soins.

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« Nous voudrions, à travers cette tribune, rendre un hommage appuyé aux autorités togolaises pour cette vision, cette détermination et cette volonté de faire de la santé une priorité nationale », a déclaré André AZIBLI.

 

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Mais l’élargissement de la couverture sanitaire doit aussi s’accompagner d’une gestion économiquement soutenable. Le président de la FANAF, Mamadou Koné, a particulièrement insisté sur cette exigence. Dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les paiements directs des ménages représentent encore plus de 30 % des dépenses de santé, exposant les familles à des difficultés financières lorsqu’elles doivent se faire soigner.

 

Paradoxalement, la branche santé reste peu rentable malgré une croissance moyenne d’environ 10 % par an entre 2014 et 2024. Dans la zone CIMA, ses résultats d’exploitation cumulés ont enregistré un déficit d’environ 106 milliards de FCFA entre 2020 et 2024.

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« Une branche qui croît à perte n’est pas une réussite », a averti Mamadou Koné. La hausse des coûts médicaux, le prix des médicaments, la fraude, les difficultés de recouvrement et les tensions entre assureurs et prestataires figurent parmi les principaux facteurs de déséquilibre.

 

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Le numérique et la responsabilité collective comme leviers

 

Pour inverser cette tendance, les participants misent notamment sur les innovations technologiques. Télémédecine, intelligence artificielle, prescription électronique, paiements mobiles et dématérialisation des feuilles de soins sont autant de solutions susceptibles d’améliorer le suivi des prestations, de limiter les fraudes et d’accélérer les remboursements.

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Le président de la FANAF préconise également la promotion des médicaments génériques, la maîtrise des coûts des actes médicaux et le respect des parcours de soins, autour du principe du « juste soin au juste coût ».

 

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Le ministre Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI a, pour sa part, souligné que la technologie transforme désormais toutes les dimensions du métier d’assureur. Il a appelé les compagnies à dépasser leur fonction traditionnelle de payeur de factures pour devenir de véritables partenaires de la santé, engagés dans la prévention, l’anticipation des risques et l’accompagnement des assurés.

 

La FANAF plaide également pour une meilleure coordination entre assureurs, régulateurs, professionnels de santé et pouvoirs publics. La mise en place d’outils communs, notamment la codification des actes médicaux, l’identifiant unique et la centralisation des flux, figure parmi les pistes avancées.

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Au terme des deux journées, les participants sont attendus sur des propositions concrètes pour restaurer l’équilibre financier de la branche santé, renforcer la complémentarité entre assurances publiques et privées et préserver l’accessibilité des soins.

 

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À Lomé, l’enjeu est ainsi de construire un modèle dans lequel la rentabilité des assureurs ne s’oppose plus à la protection des populations.

« Bâtir un écosystème d’assurance santé viable, inclusif et durable en Afrique », cette rencontre de deux jours réunit les professionnels du secteur autour des défis de la couverture sanitaire et de la pérennité des mécanismes de prise en charge.

Organisé par l’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Togo (APSAT), en collaboration avec la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), le symposium rassemble assureurs, prestataires de soins, organismes de couverture maladie et représentants des pouvoirs publics. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI.

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À l’ouverture des travaux, le président de l’APSAT, André AZIBLI, a salué les avancées du Togo en matière de protection sanitaire. Il a notamment rappelé la création de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) en 2011, puis l’adoption, le 18 octobre 2021, de la loi instituant l’assurance maladie universelle (AMU). Depuis 2024, la généralisation progressive de ce dispositif, assuré par l’INAM et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), traduit, selon lui, la volonté des autorités d’élargir l’accès aux soins.

« Nous voudrions, à travers cette tribune, rendre un hommage appuyé aux autorités togolaises pour cette vision, cette détermination et cette volonté de faire de la santé une priorité nationale », a déclaré André AZIBLI.

Mais l’élargissement de la couverture sanitaire doit aussi s’accompagner d’une gestion économiquement soutenable. Le président de la FANAF, Mamadou Koné, a particulièrement insisté sur cette exigence. Dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les paiements directs des ménages représentent encore plus de 30 % des dépenses de santé, exposant les familles à des difficultés financières lorsqu’elles doivent se faire soigner.

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Paradoxalement, la branche santé reste peu rentable malgré une croissance moyenne d’environ 10 % par an entre 2014 et 2024. Dans la zone CIMA, ses résultats d’exploitation cumulés ont enregistré un déficit d’environ 106 milliards de FCFA entre 2020 et 2024.

« Une branche qui croît à perte n’est pas une réussite », a averti Mamadou Koné. La hausse des coûts médicaux, le prix des médicaments, la fraude, les difficultés de recouvrement et les tensions entre assureurs et prestataires figurent parmi les principaux facteurs de déséquilibre.

 

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Pour inverser cette tendance, les participants misent notamment sur les innovations technologiques. Télémédecine, intelligence artificielle, prescription électronique, paiements mobiles et dématérialisation des feuilles de soins sont autant de solutions susceptibles d’améliorer le suivi des prestations, de limiter les fraudes et d’accélérer les remboursements.

Le président de la FANAF préconise également la promotion des médicaments génériques, la maîtrise des coûts des actes médicaux et le respect des parcours de soins, autour du principe du « juste soin au juste coût ».

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Le ministre Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI a, pour sa part, souligné que la technologie transforme désormais toutes les dimensions du métier d’assureur. Il a appelé les compagnies à dépasser leur fonction traditionnelle de payeur de factures pour devenir de véritables partenaires de la santé, engagés dans la prévention, l’anticipation des risques et l’accompagnement des assurés.

La FANAF plaide également pour une meilleure coordination entre assureurs, régulateurs, professionnels de santé et pouvoirs publics. La mise en place d’outils communs, notamment la codification des actes médicaux, l’identifiant unique et la centralisation des flux, figure parmi les pistes avancées.

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Au terme des deux journées, les participants sont attendus sur des propositions concrètes pour restaurer l’équilibre financier de la branche santé, renforcer la complémentarité entre assurances publiques et privées et préserver l’accessibilité des soins.

À Lomé, l’enjeu est ainsi de construire un modèle dans lequel la rentabilité des assureurs ne s’oppose plus à la protection des populations.