
Coup de tonnerre sur la scène politique béninoise. L’ancien président Boni Yayi a annoncé son départ du parti Les Démocrates. Son fils, Chabi Yayi, claque, lui aussi la porte. Une double démission qui secoue l’opposition à quelques mois de la présidentielle d’avril 2026.
L’information a été confirmée à Libre Express par le Secrétaire national à la communication du parti, Guy Mitokpè. Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été donnée. Ni les intéressés ni la direction du parti n’ont détaillé les raisons de cette décision. Le silence entretient les spéculations.
Ce départ intervient dans un contexte de fortes tensions internes. Depuis octobre 2025, Les Démocrates traversent une zone de turbulences. Au cœur de la crise : la désignation du ticket présidentiel pour l’élection présidentielle de 2026 au Bénin.
Le parti a porté son choix sur Me Renaud Agbodjo et Judes Lodjou pour défendre ses couleurs. Une décision loin de faire l’unanimité. En interne, des voix se sont élevées. Des contestations ont émergé. La cohésion du parti s’est fragilisée au fil des semaines.
La sortie de Boni Yayi marque un tournant. Figure majeure de l’opposition au président Patrice Talon, l’ancien chef de l’État pesait lourd dans l’équilibre interne du parti. Depuis la création des Démocrates, son influence était déterminante. Son retrait rebat les cartes à l’approche d’un scrutin décisif.
Les regards se tournent désormais vers les autres responsables politiques. Des clarifications sont attendues. Cette démission pourrait redessiner le paysage de l’opposition béninoise.
À un an de la présidentielle, l’épisode révèle des fractures profondes. Il pose surtout une question centrale : Les Démocrates peuvent-ils rester unis sans leur figure historique ? L’avenir politique du Bénin s’écrit peut-être déjà dans cette rupture.













