Éducation au Togo : Donatien AWOESSOH appelle à une responsabilité collective face aux défis de la mondialisation

Donatien AWOESSOH, Expert Interprète-Traducteur
L’éducation togolaise ne peut plus reposer sur les seules épaules de l’école. Pour Donatien AWOESSOH, Expert Interprète-Traducteur agréé près les Cours et Tribunaux de la République Togolaise, la formation d’une génération capable de répondre aux mutations du monde exige une implication résolue des parents, des enseignants, des pouvoirs publics et de l’ensemble de la communauté.
Dans son analyse consacrée à « L’éducation face aux défis de la mondialisation », l’expert rappelle que l’enjeu dépasse largement l’acquisition de connaissances scolaires. « L’éducation est l’un des piliers essentiels du développement d’un pays », souligne-t-il, avant d’insister sur la nécessité de former des femmes et des hommes capables « de réfléchir, d’innover, de vivre ensemble et de répondre aux défis de leur époque ».

Au cœur de cette réflexion, la famille occupe une place déterminante. Pour Donatien AWOESSOH, l’éducation commence bien avant l’entrée en classe. « Les parents sont les premiers modèles que l’enfant observe », explique-t-il. Respect, discipline, politesse, courage, honnêteté et goût du travail constituent, selon lui, les premières valeurs que l’enfant doit acquérir dans son environnement familial.
Mais cette responsabilité parentale se heurte à de nombreuses contraintes : manque de suivi des devoirs, difficultés économiques, analphabétisme de certains parents, usage excessif des réseaux sociaux et affaiblissement de certaines valeurs traditionnelles. L’expert dénonce également les excès éducatifs, entre surprotection et pression excessive, qui peuvent durablement fragiliser l’enfant.
Donatien AWOESSOH invite ainsi les parents à devenir de véritables partenaires de l’école. « L’éducation commence à la maison avant de continuer à l’école », rappelle-t-il, appelant les familles à dialoguer avec les enseignants, à encadrer l’usage des outils numériques et à valoriser le travail intellectuel.
L’enseignant, lui aussi, demeure une figure centrale. « Il n’est pas seulement une personne qui donne des cours. Il est un éducateur, un guide et un modèle d’inspiration pour les élèves », a-t-il expliqué. Mais cette mission s’exerce dans des conditions parfois difficiles : classes surchargées, insuffisance de matériels pédagogiques, formations continues limitées et conditions de travail éprouvantes.
Face à la mondialisation, l’école doit désormais préparer les jeunes à davantage qu’à la recherche d’un emploi. Créativité, esprit critique, compétences numériques, langues étrangères, entrepreneuriat et capacité d’adaptation doivent occuper une place accrue dans les apprentissages. « L’école ne doit plus seulement former des chercheurs d’emploi, mais aussi des créateurs de solutions », estime l’expert.
L’élève reste, cependant, au centre de cette transformation. Motivation, discipline, effort régulier, curiosité intellectuelle et respect des autres sont autant de ressorts indispensables à sa réussite.
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Pour Donatien AWOESSOH, l’État doit également assumer pleinement sa responsabilité en garantissant une éducation accessible et de qualité, en améliorant les infrastructures, en renforçant la formation des enseignants et en adaptant les programmes aux réalités contemporaines. « L’éducation doit être considérée comme un investissement et non comme une simple dépense », affirme-t-il.
Au-delà de l’école, la communauté tout entière est appelée à jouer sa partition. Chefs traditionnels, associations, médias, organisations communautaires et entreprises peuvent contribuer à créer un environnement favorable à l’épanouissement des apprenants. Car, comme le résume l’expert : « L’avenir d’un pays dépend largement de la qualité de son système éducatif. »
L’enjeu, au fond, est de construire une école capable de conjuguer identité culturelle et ouverture au monde, tradition et modernité, théorie et pratique. « Former un enfant aujourd’hui, c’est préparer la société de demain », conclut Donatien AWOESSOH.














