Golfe 2 : la commune mobilise ses forces vives autour de l’eau, de l’assainissement et de la résilience urbaine

À Golfe 2, la décentralisation veut désormais se traduire par des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des populations. La commune a réuni, vendredi 21 août 2026, les principaux acteurs de son territoire — responsables des Comités de développement de quartier (CDQ), groupements de femmes, entrepreneurs, commerçants et autres forces vives — pour échanger sur l’eau, l’assainissement, les inondations et, plus largement, les défis liés au développement local.
Placée sous le signe de la concertation, cette rencontre a été ouverte officiellement par le préfet du Golfe, AGBODAN Kossivi, en présence du maire de la commune du Golfe 2, Éric Kpadé, et de plusieurs acteurs locaux. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local, édition 2026, autour du thème : « Autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables : faire progresser les villes et territoires résilients, inclusifs et durables vers l’Agenda 2063 ».

Dans son intervention, le préfet du Golfe a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales afin qu’elles puissent répondre efficacement aux besoins essentiels des populations. Pour lui, l’eau, l’assainissement et la résilience urbaine constituent désormais des enjeux majeurs dans une agglomération confrontée à une urbanisation rapide et à des défis environnementaux persistants.
« L’accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat constitue, en effet, une condition fondamentale du bien-être de nos populations, de la protection de leur santé et de la préservation de notre environnement », a-t-il souligné, avant d’encourager les différents acteurs à formuler des propositions susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie dans la commune.
Le maire Éric Kpadé a, pour sa part, placé cette rencontre sous le signe de la responsabilité collective. L’élu local estime que la décentralisation ne saurait se limiter au transfert de compétences aux collectivités : elle doit également favoriser une implication directe des populations dans la gestion de leur environnement immédiat.
« Cela signifie que l’État a vocation à se rapprocher davantage des populations. […] Il appartient désormais aux populations elles-mêmes de se prendre en charge pour assainir leur environnement immédiat, gérer au mieux l’eau potable destinée à leur consommation, sans gaspillage, mais aussi œuvrer à la préservation de leur cadre de vie », a-t-il déclaré.
Deux communications ont alimenté les échanges : « Eau, assainissement et résilience urbaine dans la commune du Golfe 2 » et « Rôle des acteurs pour une gestion inclusive des inondations dans la commune du Golfe 2 ». Les discussions ont également porté sur la gestion de la voirie, les déchets, les inondations ainsi que les préoccupations liées au permis de construire.
Au-delà des constats, la commune entend transformer les recommandations issues des travaux en actions concrètes. Éric Kpadé a annoncé que ces propositions seront étudiées, soumises au conseil communal puis intégrées à la programmation budgétaire de l’année prochaine.

Le maire a notamment appelé les habitants à souscrire aux services d’enlèvement des ordures ménagères, estimant que la contribution de chacun demeure indispensable à l’amélioration de la salubrité. Il a également rappelé l’importance de l’opération « Togo Propre », organisée chaque premier samedi du mois.
« Nous devons nous écouter entre nous afin que tout ce qui relève de l’insalubrité dans notre cadre d’habitation puisse être éliminé », a-t-il insisté.
À Golfe 2, le message est donc clair : le développement local ne pourra être durable sans une implication réelle des collectivités, des acteurs économiques, des organisations communautaires et surtout des populations. La rencontre du 21 août se veut ainsi moins comme un simple cadre de réflexion que comme un point de départ vers une action collective en faveur d’une commune plus propre, plus résiliente et mieux préparée aux défis urbains.














