Retrait de cinq chaînes : le MMLK demande des explications à CANAL+

Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) hausse le ton contre le Groupe CANAL+ Afrique. Dans un communiqué publié le 28 septembre 2026, l’organisation dirigée par le pasteur Edoh Komi dénonce le retrait de cinq chaînes du bouquet de l’opérateur et appelle les consommateurs togolais et africains à suspendre leurs recharges pendant un mois.
Pour le MMLK, cette décision, présentée comme un retrait unilatéral effectué sans consultation préalable ni excuses aux abonnés concernés, constitue une attitude méprisante à l’égard des consommateurs africains. L’organisation estime que les abonnés ne sauraient être considérés comme des clients captifs auxquels des changements tarifaires ou de contenu peuvent être imposés sans explication.

Dans son communiqué, le mouvement dénonce notamment l’augmentation des prix des abonnements, le retrait de chaînes et l’introduction de contenus qu’il juge peu adaptés aux attentes du public africain. Il qualifie cette situation de « mépris colonial » et réclame une réponse publique du groupe.
Le MMLK réclame des compensations
Le mouvement formule quatre principales revendications. Il demande d’abord à CANAL+ de présenter « immédiatement » des excuses publiques aux consommateurs africains pour le retrait des cinq chaînes. Il réclame également le remboursement ou une compensation en faveur des abonnés qui auraient été lésés par cette décision.
Le MMLK souhaite, par ailleurs, que les autorités africaines chargées de la communication et de la régulation convoquent les responsables de CANAL+ Afrique afin qu’ils s’expliquent sur cette situation.
L’organisation va plus loin en demandant au groupe de quitter le marché africain s’il persiste, selon elle, dans cette attitude. « Et si CANAL+ persiste dans son mépris, qu’il plie bagage et quitte l’Afrique ! », écrit le mouvement.
Le mouvement mise sur les acteurs africains
Au-delà du différend autour du retrait des chaînes, le MMLK pose la question de la place des opérateurs et contenus africains dans le paysage audiovisuel du continent.
Le mouvement cite notamment Togocom, Moov, MTN, Glo et d’autres opérateurs télécoms africains, qu’il considère désormais capables de contribuer à la distribution de contenus audiovisuels. Il estime que l’Afrique dispose d’acteurs susceptibles de proposer des alternatives aux grands diffuseurs internationaux.
Le MMLK appelle ainsi les consommateurs togolais et africains à ne pas recharger leurs abonnements CANAL+ pendant un mois. Il les invite parallèlement à privilégier les chaînes locales, les opérateurs télécoms et les bouquets présentés comme « 100 % africains ».
Dans son communiqué, l’organisation affirme enfin que le consommateur africain « mérite le respect » et que le marché audiovisuel du continent doit davantage bénéficier aux acteurs africains.














