
Guillaume Soro conserve les commandes de Générations et peuples solidaires (GPS). Seul candidat au scrutin organisé samedi 26 septembre 2026 en visioconférence, l’ancien Premier ministre ivoirien a été reconduit par les militants du mouvement, avec 1 767 suffrages exprimés en sa faveur.
Cette réélection intervient dans un contexte pour le moins particulier. Depuis juin 2021, GPS est sous le coup d’une dissolution prononcée par la justice ivoirienne, qui lui reprochait notamment des « actes subversifs ». Malgré cette décision, le mouvement continue de fonctionner et ses responsables contestent toujours son statut juridique. Ils indiquent avoir saisi la Cour de cassation, où le recours demeure en attente d’examen.

Le scrutin interne donne ainsi un signal politique clair de la part des soutiens de Guillaume Soro : maintenir l’organisation et renouveler sa direction, alors même que son existence juridique reste au cœur d’un contentieux. Plus de 1 700 militants ont participé au vote électronique. Selon les résultats communiqués, 1 767 membres ont pris part au scrutin sur 2 860 inscrits, soit une participation de 61,8 %.
Reconduit pour un nouveau mandat, Guillaume Soro entend désormais donner une nouvelle impulsion à son mouvement. Il a présenté huit axes prioritaires pour les prochaines années, avec notamment le renforcement de l’implantation de GPS et la poursuite de ses activités.
Le leader du mouvement a également salué la confiance renouvelée de ses militants et réaffirmé sa détermination à poursuivre le combat politique engagé. Il a notamment souligné que GPS était parvenu à se maintenir pendant sept ans malgré les obstacles rencontrés.
Cette reconduction intervient donc à la croisée de deux réalités : d’un côté, une organisation qui continue de mobiliser ses adhérents et de renouveler ses instances ; de l’autre, une dissolution judiciaire dont les effets demeurent contestés par ses responsables. Le nouveau mandat de Guillaume Soro s’ouvre ainsi avec cette question en suspens : quelle sera la place de GPS dans le paysage politique ivoirien tant que son statut juridique n’aura pas été définitivement tranché ?














