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Togo : 400 000 plants pour relancer les plantations café-cacao détruites par les feux

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Les flammes ont laissé derrière elles des terres meurtries et des producteurs durement éprouvés. Durant l’intersaison 2024-2025, plusieurs plantations de café et de cacao ont été ravagées par des feux de végétation, plongeant de nombreuses exploitations agricoles dans une situation préoccupante. Face à ce sinistre, une opération de reconstruction est engagée pour permettre aux producteurs affectés de reprendre leurs activités.

Depuis juin 2026, le Comité de Coordination pour les Filières Café-Cacao (CCFCC), en partenariat avec l’ONG Avenir de l’Environnement (ADE), accompagne les producteurs sinistrés à travers une distribution gratuite de plants. Cette initiative vise à reconstituer les exploitations détruites et à renforcer la capacité de résistance des filières café-cacao face aux effets du changement climatique.

Au total, 573 producteurs, dont 76 femmes, bénéficient de cet appui destiné à restaurer 332 hectares de plantations endommagées. L’opération porte sur la mise à disposition de 400 000 plants, répartis entre 100 000 caféiers, 150 000 cacaoyers et 150 000 plants agroforestiers.

Au-delà d’une simple campagne de replantation, cette intervention s’inscrit dans une démarche de transformation durable des systèmes agricoles. L’intégration des espèces agroforestières traduit la volonté de favoriser des exploitations plus résilientes, capables de mieux faire face aux aléas climatiques et de préserver les ressources naturelles.

La prise en compte des productrices constitue également un volet important de cette initiative. Avec 76 femmes bénéficiaires, le programme entend renforcer leur accès aux dispositifs d’accompagnement dans des filières où les disparités persistent encore en matière de ressources et de soutien technique.

À travers cette action, le CCFCC et l’ADE illustrent l’importance d’une approche collective associant institutions agricoles et acteurs environnementaux. Cette collaboration démontre que la lutte contre les conséquences du dérèglement climatique nécessite des réponses coordonnées, combinant expertise locale, planification stratégique et accompagnement des communautés rurales.

Au-delà de la réparation des dégâts causés par les incendies, cette opération pose les bases d’une agriculture café-cacao togolaise plus durable et mieux préparée aux défis climatiques futurs.