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Togo : JDHO rappelle à Patrice Neveu que le droit d’interroger n’est pas négociable

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L’altercation entre le sélectionneur national des Éperviers du Togo, Patrice Neveu, et le journaliste Espoir GATO, de Nana FM, lors de la conférence de presse du mardi 3 novembre 2026, suscite des réactions. L’association Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO) est montée au créneau pour dénoncer cet incident et rappeler les exigences de respect envers les professionnels des médias.

Dans un communiqué rendu public le 3 novembre à Lomé, l’association exprime sa « vive préoccupation et sa désapprobation » à la suite de cet épisode survenu lors de la présentation de la liste des joueurs convoqués pour les prochaines doubles confrontations face à l’Algérie. Pour JDHO, cet incident remet au goût du jour la question du respect dû aux journalistes dans l’exercice de leur profession.

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L’organisation rappelle que le droit d’interroger constitue un fondement essentiel du métier de journaliste. « Le journaliste n’a pas à demander la permission pour poser une question », insiste-t-elle, soulignant que les demandes d’explications, les questions de clarification et le regard critique sur les décisions des acteurs publics relèvent pleinement de sa mission.

À l’endroit du sélectionneur national, JDHO estime qu’une question, même jugée dérangeante, ne saurait justifier une attitude hostile envers celui qui la pose. Elle rappelle que la fonction de sélectionneur expose naturellement son titulaire aux interrogations des médias et du public, ainsi qu’à des exigences de transparence.

« La responsabilité qui accompagne cette fonction commande également maîtrise, respect et sens du dialogue », peut-on lire dans le communiqué. L’association invite ainsi Patrice Neveu à faire preuve de davantage de retenue et à considérer les journalistes comme des partenaires indispensables au rayonnement du football togolais, plutôt que comme des adversaires.

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Toutefois, JDHO appelle les deux parties à dépasser cette altercation et à privilégier l’apaisement. À quelques jours des confrontations face à l’Algérie, elle estime que les énergies doivent être concentrées sur la sélection nationale. « Les querelles personnelles et les affrontements stériles n’apportent aucune valeur ajoutée au football togolais », indique le communiqué.

En réaffirmant son attachement à la liberté de la presse et à la protection de la dignité des journalistes, l’association exhorte le sélectionneur, les responsables sportifs et les professionnels des médias à instaurer un climat de respect mutuel et de collaboration constructive.

Pour JDHO, la quête d’une qualification des Éperviers pour la CAN 2027 ne doit, en aucun cas, servir de prétexte à une restriction du droit d’informer. « Le respect de la presse et la défense du football togolais ne sont nullement incompatibles : ils doivent avancer ensemble », conclut l’organisation.