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Togo : le CNCC relance la contestation politique

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Le Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC) a organisé, samedi 09 mai 2026 à Akassimé, son premier meeting populaire consacré à la contestation de la 5e République et aux revendications liées à la gouvernance, aux libertés publiques et à l’alternance politique. Plusieurs responsables de partis politiques et d’organisations de la société civile ont pris la parole devant les participants, abordant divers sujets de l’actualité sociopolitique togolaise

Au cœur des interventions, les responsables du regroupement ont dénoncé la situation politique et institutionnelle du pays. Premier porte-parole du Front citoyen Togo debout (FCTD), le Professeur David Dosseh a justifié la mobilisation par la volonté d’obtenir des changements dans la gouvernance. « Nous voulons un changement de gouvernance, parce que le Togo est une dictature, un système de corruption endémique, des services sociaux en déliquescence, un pays qui n’avance pas (…) La 5e République est là essentiellement pour permettre une monarchisation du pouvoir, une disparition de l’esprit de la République et permettre à une même dynastie de se perpétuer. Il faut y mettre fin », a déclaré Prof David Dosseh.

Les prises de parole ont également porté sur plusieurs dossiers jugés préoccupants par les organisateurs, notamment les détournements de deniers publics, l’arrestation du compatriote Affectio, la nomination de militaires aux fonctions de préfets, les débats autour de la Constitution de la 5e République ainsi que les difficultés socio-économiques auxquelles fait face une partie de la jeunesse togolaise. Les responsables du CNCC ont aussi évoqué les discussions ayant conduit à la mise en place de ce cadre de concertation entre acteurs politiques et organisations citoyennes.

Au-delà des critiques adressées au pouvoir, le rassemblement a servi de tribune à un appel à davantage de cohésion au sein de l’opposition. Plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité d’éviter les divisions internes et les attaques entre acteurs partageant les mêmes aspirations politiques.

« Aucun opposant ne doit plus s’en prendre à son frère opposant. Si quelqu’un le fait, il affaiblit l’opposition et conforte le régime », a indiqué le Professeur Komi Wolou, invitant également les jeunes à s’impliquer davantage dans les dynamiques de changement.

De son côté, Me Dodji Apevon a exhorté les Togolais engagés dans cette lutte à y associer les prières, estimant qu’elle comporte également une dimension spirituelle.

Ce premier meeting du CNCC marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de mobilisation engagée par ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile autour des questions de gouvernance et de réforme institutionnelle au Togo.

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