Trafic d’armes et de cannabis : un réseau démantelé à Agou-Nyogbo

Une opération policière menée à l’aube dans la préfecture d’Agou a permis de porter un sérieux coup à un réseau soupçonné de trafic d’armes et de stupéfiants. Dans la localité d’Agou-Nyogbo, les forces de l’ordre ont procédé, le 26 février 2026, entre 4 h et 4 h 30, à l’interpellation de trois individus suspectés de détenir illégalement des armes, des munitions et des produits prohibés.
L’intervention, minutieusement préparée, a conduit à l’arrestation de K. Komi (49 ans), A. Komi (27 ans) et K. Kokou (25 ans). D’après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, K. Komi serait la figure centrale de ce réseau présumé. Maçon de profession et habitué de fréquents déplacements vers le Ghana voisin, il a été appréhendé alors qu’il tentait de s’éclipser précipitamment par l’arrière de son domicile à la vue des agents de police.
La fouille effectuée sur les lieux a permis de mettre au jour un véritable arsenal ainsi que plusieurs substances illicites. Les policiers ont notamment saisi un revolver de marque Reck Cobra et un pistolet automatique Uma SP50. À ces armes s’ajoutent deux fusils de chasse de fabrication artisanale, 80 cartouches de calibre 4,5 mm et 127 billes.
Les enquêteurs ont également découvert une quantité non négligeable de produits stupéfiants. La saisie comprend cinq pains de cannabis, 34 joints déjà roulés ainsi que des graines de cannabis, laissant présumer l’existence d’une activité structurée autour du trafic de drogue dans la zone.
Les investigations menées dans la foulée ont conduit les policiers à s’intéresser à un autre individu. Il s’agit de A. Akiza, mécanicien à la société aéroportuaire SINOCAR. Entendu le 27 février, ce dernier a reconnu avoir confié à K. Komi un revolver et un pistolet qu’il affirme avoir découverts en brousse quatre ans plus tôt.
Les trois suspects interpellés devraient être présentés devant le procureur de la République afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
Cette opération illustre la détermination des forces de sécurité togolaises à traquer sans relâche les réseaux criminels. La Police nationale réaffirme ainsi son engagement constant dans la lutte contre le trafic d’armes, de stupéfiants et toutes les formes de criminalité, dans l’optique de préserver la quiétude et la sécurité des populations.













