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IHÉRIS : une séance d’information pour éclairer les choix universitaires

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À Lomé, l’Institut des Hautes Études des Relations Internationales et Stratégiques (IHÉRIS) prépare sa rentrée académique 2026-2027. Réuni le jeudi 22 octobre, l’établissement a présenté ses formations, précisé son calendrier et invité les nouveaux bacheliers ainsi que les étudiants en quête de spécialisation à rejoindre ses différents parcours. La direction veut également dissiper les inquiétudes suscitées par des rumeurs sur la continuité de ses activités.

Le rendez-vous était consacré à l’information et à l’orientation des étudiants. À quelques jours du démarrage des enseignements en licence, prévu le lundi 26 octobre 2026, l’IHÉRIS a réuni nouveaux inscrits, anciens étudiants et candidats potentiels autour des modalités de la rentrée, des filières proposées et des dispositions pratiques pour la nouvelle année universitaire.

Pour l’établissement, cette rencontre répond à un double impératif : faciliter l’intégration des nouveaux apprenants et permettre aux familles de disposer d’informations précises avant de s’engager dans un parcours d’enseignement supérieur. Elle constitue aussi une occasion de présenter les possibilités de formation aux candidats qui n’ont pas encore arrêté leur choix.

Une offre de formation orientée vers le droit et les relations internationales

Dans un paysage universitaire où le choix d’une formation engage les perspectives d’insertion professionnelle, l’IHÉRIS met l’accent sur les études juridiques et les disciplines liées aux affaires publiques et internationales. Son offre institutionnelle comprend notamment le droit, les sciences politiques et les relations internationales. Pour la rentrée annoncée, la direction précise toutefois que la licence est concentrée sur le droit, tandis que le cycle de master propose plusieurs spécialisations.

Le professeur KPEDU Sylvestre, directeur général de l’établissement et enseignant aux universités de Lomé et de Kara, a rappelé que la séance d’information s’inscrit dans les préparatifs habituels de la rentrée. Il a souligné la nécessité d’accompagner les nouveaux étudiants et de maintenir le dialogue avec les parents qui souhaitent mieux connaître l’institut.

« La rencontre que nous avons organisée cet après-midi s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la rentrée académique de l’IHÉRIS, prévue pour lundi prochain. Il s’agit d’une rencontre que nous organisons traditionnellement afin d’annoncer la rentrée administrative, qui précède généralement la rentrée académique. Cette rencontre nous a d’abord permis d’échanger avec les nouveaux étudiants, les anciens étant déjà plus ou moins familiarisés avec les habitudes de l’établissement. À travers ces nouveaux étudiants, nous souhaitons également informer les parents qui hésitent encore à inscrire leurs enfants, en leur rappelant l’existence de notre établissement et en leur assurant que ses portes restent largement ouvertes », a-t-il déclaré.

Au niveau de la licence, l’établissement privilégie donc le droit. En master, les candidats peuvent s’orienter vers les relations internationales, avec une spécialisation en diplomatie, le droit public fondamental, le droit privé fondamental et la fiscalité. Ces domaines permettent d’envisager des débouchés variés, notamment dans les professions juridiques, les administrations publiques et les structures intervenant dans les relations internationales. La pertinence de ces débouchés dépend néanmoins du parcours suivi, des compétences acquises et des conditions d’accès propres à chaque profession.

Le directeur général a également tenu à répondre aux interrogations de ceux qui auraient été dissuadés de s’inscrire par des informations mettant en doute l’existence de l’établissement. Sans éluder cette question, il a réaffirmé la poursuite des activités et le maintien des inscriptions. La rentrée en licence est annoncée pour le 26 octobre, tandis que le démarrage des enseignements en master est prévu environ un mois plus tard, selon les indications communiquées lors de la rencontre.

« Quant à ceux qui ne se sont pas encore inscrits, soit parce qu’ils hésitent, soit parce qu’ils ont été influencés par certaines rumeurs laissant entendre que l’IHÉRIS n’existerait plus, je tiens à leur dire que l’IHÉRIS existe bel et bien, et peut-être même de la plus belle manière encore. Nos portes restent donc ouvertes aux inscriptions dans toutes les filières proposées. La rentrée en licence aura lieu lundi prochain, tandis que nous disposons encore d’un mois pour démarrer celle des étudiants en master. Nous poursuivons, par conséquent, le recrutement dans ces différents parcours. J’invite donc les étudiants, les parents et toutes les personnes intéressées à venir se renseigner et à procéder à leurs inscriptions. Ceux qui souhaitent eux-mêmes poursuivre leurs études peuvent également nous rejoindre », a-t-il ajouté.

Le choix de l’établissement à l’épreuve des attentes des étudiants

Au-delà des annonces administratives, les témoignages recueillis donnent un aperçu des critères qui orientent les choix universitaires. La réputation des enseignants, la rigueur pédagogique et les perspectives professionnelles figurent parmi les éléments déterminants. Ces attentes sont particulièrement importantes dans les filières juridiques, où l’acquisition de connaissances théoriques doit s’accompagner d’une capacité d’analyse, de méthode et de raisonnement.

Étudiante en troisième année de droit, Garba Raouda explique avoir effectué des recherches avant de choisir l’IHÉRIS. Les parcours d’anciens étudiants, dont certains exercent dans des organisations non gouvernementales ou dans des professions judiciaires, ont contribué à conforter sa décision. Elle voit dans cette formation une occasion de consolider ses connaissances et de se préparer à ses futures responsabilités professionnelles.

« Je suis Garba Raouda, étudiante en troisième année de droit à l’IHÉRIS. Je viens de m’inscrire au sein de cet institut et, personnellement, j’ambitionne d’y acquérir de nouvelles connaissances et de développer mes compétences afin de devenir une professionnelle accomplie », a-t-elle fait savoir.

Son choix s’appuie également sur les échanges avec son père et sur la présence, au sein de l’institut, d’enseignants qui interviennent dans les universités publiques. Si elle n’a pas encore suffisamment de recul pour évaluer l’ensemble des enseignements, elle aborde son parcours avec l’ambition de suivre l’exemple des anciens dont les trajectoires l’ont inspirée. Son témoignage traduit le rôle que peuvent jouer l’information, les expériences partagées et les perspectives de carrière dans l’orientation des nouveaux étudiants.

La rigueur pédagogique comme argument de formation

Le regard de Lucie GUELI, inscrite en première année de master en droit privé, option, droit des affaires et fiscalité, apporte un éclairage complémentaire. Son expérience rappelle que la sélection d’un établissement ne dépend pas uniquement de sa visibilité ou de ses effectifs. La qualité des enseignements, les exigences de travail et l’accompagnement pédagogique comptent également dans l’appréciation d’un cursus.

Après avoir découvert plusieurs instituts proposant des formations en droit sur les réseaux sociaux, elle dit avoir privilégié l’IHÉRIS pour la rigueur qu’elle associe à son enseignement. Elle reconnaît cependant avoir initialement douté de son choix en raison du nombre relativement limité d’étudiants. Les encouragements de ses parents et les conseils de ses enseignants l’ont amenée à poursuivre son parcours et à reconsidérer ses premières impressions.

« Au début de mon parcours universitaire, notamment pendant mes années de licence, j’avais quelques hésitations quant au choix de mon établissement, car je découvrais, sur les réseaux sociaux, plusieurs instituts proposant des formations en droit. Après avoir effectué des recherches, j’ai constaté que l’IHÉRIS accordait une place importante à la rigueur dans la formation. C’est ce qui m’a convaincue de faire le choix de cet institut pour poursuivre mes études. Par ailleurs, j’ai constaté que les mêmes professeurs qui interviennent à l’université dispensent également des cours ici. Les enseignements sont de qualité et répondent à mes attentes. C’est donc pour ces raisons que j’ai décidé de poursuivre mon parcours à l’IHÉRIS », nous a confié Lucie GUELI.

Avec le recul, l’étudiante considère que la réussite universitaire ne se mesure pas au seul nombre d’apprenants présents dans un établissement. Elle repose aussi sur l’assiduité, le travail personnel, la détermination et la capacité à tirer profit des enseignements. Cette appréciation souligne l’importance de l’engagement de l’étudiant dans son propre parcours, sans pour autant faire des effectifs un indicateur suffisant de la qualité d’une formation.

Une rentrée placée sous le signe de la mobilisation

Pour l’année académique 2026-2027, l’IHÉRIS poursuit ainsi ses inscriptions, avec une échéance plus proche pour la licence et un délai supplémentaire pour le master. La séance du 22 octobre a permis à la direction de rappeler les filières ouvertes et d’inviter les candidats à se rapprocher de l’établissement pour obtenir les renseignements nécessaires.

Au-delà de la mobilisation autour de la rentrée, l’enjeu reste celui de la confiance dans le parcours universitaire choisi. Pour les futurs étudiants, l’examen des programmes, des conditions d’admission, des diplômes délivrés et des perspectives professionnelles demeure essentiel avant toute inscription. Pour l’IHÉRIS, la qualité de l’encadrement et la clarté de l’information constituent des éléments importants pour accompagner les apprenants dans la construction de leur avenir académique et professionnel.