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Extradition de Paul-Henri Damiba : Nathalie Yamb remercie Faure Gnassingbé

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Nathalie Yamb a salué sans détour la décision du Togo d’extrader Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso. L’activiste panafricaniste s’est exprimée sur son compte X, où elle a publiquement remercié le président du Conseil, Faure Gnassingbé, pour ce choix fort. Une prise de position qui a rapidement suscité de nombreuses réactions.

Dans un message au ton direct, Nathalie Yamb a rappelé le souhait affiché de l’ancien chef de la transition burkinabè de rentrer dans son pays. « Il voulait à tout prix revenir au Burkina. C’est chose faite. Pas comme président, mais comme prisonnier. Merci Faure Gnassingbé », a-t-elle écrit. Elle a ensuite appelé à une application stricte de la loi : « que toute la rigueur de la loi s’applique sur Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses complices. Zéro pitié, zéro clémence ».

Cette extradition a été officiellement confirmée par le gouvernement togolais. Selon les autorités, la remise de Damiba aux services burkinabè est intervenue après un avis favorable de la cour d’appel de Lomé. La procédure, précisent-elles, s’est déroulée dans le respect du cadre légal.

Extradition de Damiba : le Burkina salue l’appui judiciaire du Togo

Le gouvernement burkinabè indique pour sa part que l’extradition repose sur des accords juridiques existants entre les deux pays. Des garanties relatives aux droits fondamentaux ont également été prises en compte. Parmi elles figure l’exclusion de la peine de mort, condition déterminante dans ce dossier sensible.

Paul-Henri Sandaogo Damiba est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation. Il est visé pour corruption, détournement de fonds et blanchiment de capitaux. Les autorités de Ouagadougou le soupçonnent aussi d’être impliqué dans une récente tentative de coup d’État manqué.

Arrêté le 16 janvier 2026 au Togo, l’ancien dirigeant a été transféré dès le lendemain à Ouagadougou. Il se trouve désormais entre les mains de la justice burkinabè.

À travers cette extradition, Lomé affirme sa volonté de coopérer pleinement avec ses voisins. Pour de nombreux observateurs, ce dossier marque un signal fort : la justice suit son cours, au-delà des statuts et des anciens pouvoirs.