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UEMOA : le Togo poursuit la mise en œuvre de ses engagements

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La Commission de l’UEMOA a ouvert ce lundi 11 mai 2026 à Lomé la 11ᵉ édition de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, un rendez-vous stratégique consacré à l’évaluation des engagements pris par les États membres de l’Union. Au Togo, cette session a permis de mettre en évidence les avancées enregistrées, mais également les difficultés persistantes dans l’application des réformes communautaires.

Les travaux ont réuni la délégation de la Commission conduite par Abdoulaye Diop ainsi que les autorités togolaises dirigées par Georges Essowè Barcola. Les échanges ont porté sur les conclusions de l’évaluation effectuée au titre de l’année 2025 et sur les mécanismes à renforcer pour améliorer la mise en œuvre des engagements communautaires.

Au terme de la rencontre, un mémorandum issu de la revue technique tenue en novembre 2025 a été transmis au gouvernement togolais. Ce document retrace les performances enregistrées dans plusieurs secteurs et identifie les insuffisances nécessitant des actions correctives.

Dans son allocution, Georges Essowè Barcola a insisté sur la nécessité de maintenir une dynamique constante en faveur de l’intégration régionale. Selon lui, « l’approfondissement du processus d’intégration au sein de l’Union exige un engagement permanent ». Le ministre a rappelé que cette vision, portée par Faure Essozimna Gnassingbé lors de la Conférence des chefs d’État de l’UEMOA en 2012, a conduit à l’institutionnalisation de cette revue annuelle afin de renforcer l’application des réformes communautaires dans les États membres.

Le bilan présenté au cours des travaux révèle toutefois un ralentissement du niveau d’exécution des engagements communautaires par le Togo. « La Revue annuelle est un exercice de vérité », a déclaré le ministre, soulignant que « la vérité, même lorsqu’elle dérange, est préférable à l’illusion du confort ». L’évaluation a concerné 145 réformes et trois programmes communautaires. Le taux de mise en œuvre s’établit à 68,7 % en 2025 contre 77,9 % en 2024. Cette baisse s’expliquerait notamment par « la non-transposition de la directive sur le blanchiment des capitaux ».

Le ministre a également exprimé ses préoccupations face aux contre-performances observées dans les secteurs de l’agriculture, de la culture et de l’artisanat. Pour lui, cette situation constitue « un signal d’alerte » qui impose « une mobilisation plus intense et une meilleure coordination entre les parties prenantes nationales et communautaires ».

Instituée le 24 octobre 2013 par un acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union, la revue annuelle des réformes de l’UEMOA vise à assurer un suivi régulier des engagements communautaires afin de consolider le processus d’intégration sous-régionale.