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Togo : M’BALA BILAO SAMTA dédicace « Né d’une femme » et « Ne léguons plus la servitude »

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L’héritage familial peut-il devenir un fardeau, et comment un homme né d’une femme peut-il prétendre lui être supérieur ? Ces interrogations traversent les deux ouvrages de M’BALA BILAO SAMTA, « Né d’une femme » et « Ne léguons plus la servitude », dédicacés le samedi 17 octobre 2026. Édités par la maison togolaise Éditions Awoudy, ces livres invitent à revisiter les modèles sociaux, les rapports entre les sexes et la responsabilité des générations présentes envers celles qui leur succéderont.

Dans « Né d’une femme », l’auteur interroge les fondements d’une société qui continue de reléguer la femme au second plan, malgré son rôle essentiel dans la transmission de la vie. Philosophe de formation, M’BALA BILAO SAMTA dénonce un paradoxe qu’il juge profondément injuste : « Comment un homme né d’une femme peut-il se croire supérieur à celle qui lui a donné la vie ? » Cette question constitue le fil conducteur de sa réflexion sur les inégalités de genre. Pour lui, la contradiction est manifeste : celle qui porte, nourrit et accompagne l’être humain dès ses premiers instants doit encore revendiquer l’égalité avec lui. L’auteur invite ainsi chacun à reconnaître les manifestations de cette injustice dans son quotidien et à corriger ses propres comportements.

Il insiste également sur la nécessité de renouer avec la gratitude envers la femme, considérée comme la source de toute existence humaine. Sans prétendre imposer une réponse définitive, il propose des scènes inspirées de l’expérience humaine pour amener le lecteur à examiner ses préjugés et ses attitudes.

Repenser ce que nous transmettons

Avec « Ne léguons plus la servitude », M’BALA BILAO SAMTA déplace le débat vers l’héritage matériel, culturel et professionnel. Il remet en cause la tendance à préserver systématiquement les biens et les habitudes reçus des générations précédentes, sans en mesurer l’utilité ni les contraintes. « Nous devons nous arrêter, réfléchir et chercher à construire quelque chose de durable », souligne-t-il. Derrière cette exhortation se dessine une critique des transmissions qui, sous couvert de tradition, imposent aux descendants des charges financières ou des modèles sociaux devenus inadaptés. L’enjeu consiste à léguer des ressources et des valeurs qui favorisent l’autonomie plutôt qu’à perpétuer des obligations héritées.

Le directeur général des Éditions Awoudy, HEKA Mawuse, partage cette préoccupation. Il relève que les deux livres répondent à un intérêt croissant pour le développement personnel et les interrogations existentielles. « Ces deux ouvrages méritent véritablement une réflexion approfondie », estime-t-il. Il invite ainsi les lecteurs à remettre en question leurs certitudes, notamment sur la place des femmes et la conception de la réussite.

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HEKA Mawuse souligne par ailleurs que l’héritage ne se limite pas aux biens matériels. Les habitudes professionnelles et les choix de vie façonnent également les aspirations des enfants. Pour prolonger la réflexion, les Éditions Awoudy prévoient un café littéraire après le retour de l’auteur, annoncé dans deux semaines, ainsi que des publications régulières d’extraits sur les réseaux sociaux.

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Au-delà de leur dédicace, ces deux livres ouvrent donc un débat sur la justice sociale et la responsabilité collective : transmettre ne devrait pas signifier reproduire aveuglément le passé, mais préparer un avenir plus équitable.