Kara : la campagne « Rouler protégé » étend son élan à Lassa

Après Tomdè, la mobilisation en faveur de la sécurité routière s’étend à Lassa. À travers la campagne « Rouler protégé à Kara », le port du casque s’impose progressivement comme un impératif citoyen pour les conducteurs de taxi-moto et leurs passagers.
La dynamique de sensibilisation à la sécurité routière se poursuit dans la ville de Kara. Après l’étape de la station Shell I de Tomdè, l’Association des Journalistes Unis pour la Promotion de la Culture au Togo (JUCUT) a posé ses valises à Lassa, où elle a procédé à une nouvelle opération de distribution de casques de protection aux conducteurs de taxi-moto.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Rouler protégé à Kara », déployé du 11 au 20 juillet 2026 à la faveur des festivités traditionnelles Evala. À travers cette campagne, la JUCUT entend profiter de la forte affluence enregistrée dans la région durant cette période pour renforcer la sensibilisation des usagers de la route et promouvoir l’adoption durable de comportements responsables.
Dans une ville où la moto demeure l’un des principaux moyens de déplacement, la question de la sécurité des conducteurs et des passagers revêt une importance particulière. L’affluence exceptionnelle liée aux Evala entraîne une circulation plus dense et multiplie les déplacements, notamment à bord des taxis-motos. Dans ce contexte, le port systématique du casque apparaît comme l’un des gestes les plus simples et les plus efficaces pour réduire la gravité des blessures en cas d’accident.
Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation du port du casque au Togo en 2023, la protection des conducteurs et des passagers est devenue une responsabilité qui interpelle l’ensemble de la société. La JUCUT s’inscrit dans cette dynamique en faisant de la prévention routière un véritable engagement citoyen.
Au-delà de la remise des équipements, l’étape de Lassa a également permis aux membres de l’association d’échanger directement avec les conducteurs et les populations sur les dangers liés au non-port du casque. Les discussions ont porté sur la nécessité de faire du casque un réflexe quotidien, aussi bien pour le conducteur que pour la personne transportée.

Pour Marcel Ayi, président de la JUCUT, cette campagne répond à une réalité qui demeure préoccupante dans plusieurs localités de l’intérieur du pays.
« Nous sommes pleinement conscients des défis auxquels sont confrontés nos populations et, en particulier, les conducteurs de taxi-moto qui assurent chaque jour une part essentielle de la mobilité. Les accidents de circulation peuvent survenir à tout moment et leurs conséquences sont parfois irréversibles. C’est pourquoi nous avons choisi de mettre à profit la période des Evala pour aller directement à la rencontre de nos frères conducteurs, les sensibiliser et leur rappeler que le casque n’est pas une simple exigence réglementaire, mais un véritable équipement de survie. Après l’étape de Tomdè, nous poursuivons naturellement notre démarche à Lassa, avec la même conviction : faire évoluer les comportements et contribuer, à notre échelle, à sauver des vies sur nos routes », a-t-il déclaré.
Le président de la JUCUT a également insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective, estimant que la sécurité routière ne peut être l’affaire des seuls pouvoirs publics.
« Nous voulons que le port du casque devienne une habitude profondément ancrée dans les comportements. Notre objectif n’est pas seulement de distribuer des casques, mais de susciter une véritable culture de la prévention. Le conducteur doit se protéger, mais il doit également veiller à la sécurité de son passager. De la même manière, chaque passager doit comprendre qu’il a le droit et le devoir d’exiger le port du casque. C’est ensemble, par la responsabilité individuelle et la vigilance collective, que nous pourrons faire reculer les drames de la route », a-t-il fait savoir.

Du côté des bénéficiaires, la satisfaction était manifeste. Pour plusieurs conducteurs, cette dotation constitue à la fois un soutien concret et un rappel de leur responsabilité envers les passagers qu’ils transportent quotidiennement.
« Nous sommes très heureux de recevoir ces casques. Ce geste nous touche d’autant plus qu’il nous rappelle que notre sécurité et celle de nos passagers doivent rester une priorité. Nous prenons l’engagement d’utiliser correctement les équipements qui nous ont été remis et d’encourager nos clients à porter eux aussi leur casque avant chaque trajet. Un accident peut survenir en quelques secondes, mais ses conséquences peuvent bouleverser toute une vie. Nous devons donc adopter les bons réflexes avant de prendre la route. », a confié l’un des conducteurs bénéficiaires.

À travers cette nouvelle étape, la JUCUT entend ainsi poursuivre son plaidoyer pour une mobilité plus sûre à Kara. L’association ambitionne de faire du casque un véritable symbole de responsabilité et de protection, dans une région où les déplacements à moto occupent une place prépondérante.
Kara : le port du casque devient un réflexe citoyen chez les conducteurs de taxi-moto
De Tomdè à Lassa, la campagne « Rouler protégé à Kara » poursuit donc son chemin avec un message simple, mais essentiel : sur la route, se protéger et protéger son passager ne relève pas seulement de l’obligation légale ; c’est avant tout un acte de responsabilité et un choix en faveur de la vie.

Il faut rappeler que, dans le cadre de cette campagne de sensibilisation, la JUCUT ambitionne de distribuer au total 1 000 casques homologués au cours de l’année 2026, afin de renforcer la protection des conducteurs de taxi-moto et de leurs passagers et de contribuer durablement à l’ancrage d’une véritable culture de la sécurité routière.














